L’IA génère, elle ne choisit pas.
L’IA génère des pitchs, des angles, des communiqués. Elle ne choisit pas ce qui mérite d’être dit, à qui, ni quand. Ce jugement éditorial, le timing et la confiance restent le cœur des Relations Presse. Côté journalistes, 53 % s’opposent aux pitchs générés par l’IA (Cision, 2026).
Le 15 septembre 2026, le tribunal judiciaire de Créteil a suspendu une réorganisation du groupe Infopro Digital (nouvel onglet). Le projet confiait à l’IA générative une grande partie du travail de ses secrétaires de rédaction.
Le juge n’a pas dit que l’IA était interdite.
Il a dit qu’on ne bascule pas sans avoir évalué ce que cela change : l’évaluation des effets sur les conditions de travail était insuffisante, et le test grandeur nature n’était pas démontré. Une astreinte de 8 000 € par jour pendant trois mois a été fixée (lire l’article dans ActuIA (nouvel onglet), 17 septembre 2026).
Ce jugement concerne la presse. Il nous parle aussi de nos métiers.
Nous écrivons tous avec les mêmes outils
En 2026, 90 % des professionnels de la communication déclarent utiliser l’IA dans leur entreprise. L’usage se concentre sur la rédaction de contenus (Baromètre SUP’DE COM x OpinionWay, 12e édition, 322 professionnels, mars 2026 ; lire l’article dans J’ai un pote dans la com (nouvel onglet)).
Les pitchs presse y compris.
Le risque est simple. À force d’utiliser les mêmes outils génératifs, les Relations Presse peuvent produire la même chose : les mêmes angles, les mêmes formulations, les mêmes communiqués lisses qui passent inaperçus.
Ce que l’IA ne fera pas
- Elle ne sentira pas que le sujet est trop tôt, ou trop tard.
- Elle ne saura pas que cette journaliste vient de quitter ce titre.
- Elle ne devinera pas que cette formulation touche quelque chose que personne n’avait encore dit.
L’IA génère. Elle ne choisit pas.
Les journalistes l’ont compris
Dans la dernière enquête Cision, menée auprès de 1 899 journalistes dans 19 pays, 53 % s’opposent aux pitchs générés par l’IA. Ils citent des problèmes de qualité et de personnalisation (Cision, State of the Media 2026 ; lire le communiqué de Cision, en anglais (nouvel onglet)).
Notre métier n’a jamais été de produire du contenu.
C’est de faire émerger ce qui sort du lot.
Là où la valeur se déplace
La valeur de l’attaché de presse ne disparaît pas. Elle se déplace vers ce que l’IA ne sait pas faire : le jugement éditorial. Le timing. La relation. La confiance. Le courage de dire « ce sujet ne tient pas », ou « celui-là peut changer quelque chose ».
Ma position
J’utilise l’IA tous les jours.
Mais je refuse qu’elle décide à ma place de ce qui mérite d’être dit, à qui, et quand. Ça reste mon travail.
Défendre l’authenticité de ce métier n’est pas une posture. C’est la dernière ligne avant que l’information ne devienne du bruit : pour les journalistes, et au bout de la chaîne, pour ceux qui les lisent et les écoutent.
La visibilité qui élève.
Pour comprendre notre démarche : Placer un sujet ou le créer, ce que j’appelle les Relations Presse à impact. Pour savoir comment nous travaillons : l’accompagnement. Qui sommes-nous : Sophie Artonne et Nathalie Merle. Un sujet à nous soumettre ? Parlons de votre sujet.
