Quelles sont les règles de déontologie d’un attaché de presse ?
Un attaché de presse s’engage à diffuser une information vérifiable, à ne jamais rémunérer un journaliste, à être payé en honoraires et non au nombre de retombées, et à garder le secret de son client. Ces règles viennent des codes d’Athènes (1965) et de Lisbonne (1978), du code de déontologie des relations publiques (2020) et d’un arrêté de 1964.
« Ma crédibilité ne s’achète pas. »
Quelles règles, et comment les tenons-nous ?
- 1. Une information vérifiable.Le code d’Athènes interdit de diffuser des informations qui ne reposent pas sur « des faits contrôlés et contrôlables » (art. 11). Le code de 2020 exige que l’émetteur, l’origine et la date soient indiqués (art. 2 §5).
Chez nous : chaque chiffre est daté et sourcé, chaque porte-parole est identifié. - 2. Aucun journaliste n’est rémunéré.Le code de Lisbonne veut que l’information soit fournie « sans aucune contrepartie clandestine » (art. 15). Le code de 2020 écarte toute contrepartie financière, directe ou indirecte (art. 2 §5). L’arrêté de 1964 déclare la profession incompatible avec celle de journaliste professionnel (art. 3).
Chez nous : nous ne rémunérons jamais un journaliste. - 3. Des honoraires, jamais des articles.Le code de Lisbonne n’admet de rémunération que « sous la forme de salaires ou d’honoraires » (art. 11). L’arrêté de 1964 prévoit une rémunération « exclusivement par des honoraires » ou par un traitement (art. 4). Le code de 2020 parle d’une obligation de moyens, pas de résultats, et interdit de lier la rémunération à la publication d’articles (art. 2 §5).
Chez nous : 3 700 € HT par mois. Aucun nombre d’articles n’est promis. - 4. Un secret gardé.Le code de Lisbonne demande de « respecter scrupuleusement le secret professionnel » (art. 7). Le code de 2020 y astreint aussi le professionnel (art. 2 §1).
Chez nous : la confidentialité est inscrite dans nos contrats. - 5. Notre règle en plus : savoir dire non.Elle ne vient d’aucun code. Nous refusons les sujets qui ne tiennent pas, parce que notre crédibilité auprès des journalistes est ce que nous avons de plus précieux.
| Règle | Textes et articles | Chez nous |
|---|---|---|
| Information vérifiable | Code d’Athènes, art. 11 · Code 2020, art. 2 §5 | Chiffres datés et sourcés, porte-parole identifiés |
| Aucun journaliste rémunéré | Code de Lisbonne, art. 15 · Code 2020, art. 2 §5 · Arrêté de 1964, art. 3 | Jamais de contrepartie |
| Honoraires, pas d’articles promis | Code de Lisbonne, art. 11 · Arrêté de 1964, art. 4 · Code 2020, art. 2 §5 | 3 700 € HT par mois, aucun nombre d’articles promis |
| Secret professionnel | Code de Lisbonne, art. 7 · Code 2020, art. 2 §1 | Confidentialité inscrite au contrat |
Qu’est-ce que cela change pour vous ?
- Si vous êtes journaliste.Vous savez qui parle, d’où vient chaque chiffre, et que rien ne vous est offert en échange d’un article.
- Si vous êtes dirigeant.Vous ne payez pas à l’article et nous ne promettons pas de retombées. Vous achetez du conseil, de l’angle, de l’écriture et du déploiement : notre accompagnement, au tarif affiché. Notre réputation travaille pour vous : c’est notre seul moyen de durer. Ce que vous nous confiez reste entre nous.
D’où viennent ces règles ?
- Code d’Athènes (1965).Code d’éthique international des relations publiques, adopté en mai 1965, amendé en 1968 et 2009 (SCRP, qualité et déontologie (nouvel onglet) ; texte sur synap.org (nouvel onglet)).
- Code de Lisbonne (1978).Adopté par la Confédération européenne des relations publiques (SYNAP, déontologie professionnelle (nouvel onglet)).
- Arrêté du 23 octobre 1964.Il définit les professions de conseiller en relations publiques et d’attaché de presse (texte reproduit par le SYNAP, déontologie professionnelle (nouvel onglet)).
- Code de déontologie des relations publiques (2020).Porté par le SCRP et le SYNAP, mis à jour en juin 2020 (texte intégral, PDF (nouvel onglet)).
Quatre questions sur la déontologie.
Peut-on payer un journaliste pour obtenir un article ?
Non. Le code de Lisbonne et le code de 2020 écartent toute contrepartie, et l’arrêté de 1964 rend le métier d’attaché de presse incompatible avec celui de journaliste.
Pourquoi un attaché de presse ne se paie-t-il pas à l’article ?
Parce que la décision de publier appartient au journaliste. Le code de 2020 interdit de lier la rémunération à la publication d’articles. Nous facturons un travail, pas un résultat.
Ces règles sont-elles obligatoires ?
Pour les membres du SCRP et du SYNAP, oui : le code de 2020 s’applique à eux (art. 1). Nous nous y référons par choix, avec les codes d’Athènes et de Lisbonne.
Toutes les agences suivent-elles ces règles ?
Pas toutes. Depuis quelques années, un autre modèle est apparu : des agences qui promettent un passage à la télévision, ou qui ne se font payer qu’au résultat. Or la décision de publier appartient au journaliste, et les codes parlent d’honoraires et d’obligation de moyens. Nous faisons un autre choix : ne trahir ni la profession, ni les journalistes. À vous de juger. Ce que je réponds quand on me demande de garantir des articles.
