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Journal de RP · Retour de terrain

Ne pas parler plus fort que l’actualité : parler avec elle.

Quand l’actualité sature les rédactions, un bon sujet ne devient pas mauvais. Il faut parfois attendre, parfois changer d’angle, et parfois le raccrocher à ce qui occupe déjà les journalistes. Notre métier n’est pas de parler plus fort que l’actualité. C’est de trouver comment parler avec elle.

Printemps 2022. Une présidentielle et une guerre aux portes de l’Europe, en même temps.

Entre le 1er mars et le second tour, j’organise 26 interviews pour mes clients.
Un peu moins qu’en temps normal. Loin de zéro.

Une leçon apprise en cinq présidentielles

J’ai commencé ce métier en 2000. Depuis, cinq présidentielles : 2002, 2007, 2012, 2017, 2022. Et autant de secousses qui ont saturé l’actualité.

À chaque fois, la même leçon.
L’actualité chaude laisse toujours de la place aux bons sujets froids.
À condition qu’ils soient prêts.

Un bon sujet ne devient pas mauvais

Il arrive que tout prenne la place : une campagne, une grève, une crise, une catastrophe. Dans les rédactions, les téléphones sonnent un peu dans le vide.

Un bon sujet ne devient pas mauvais parce que l’actualité est mauvaise pour lui.
Il faut parfois attendre.
Parfois changer d’angle.
Et parfois le raccrocher à ce qui occupe déjà les rédactions, sans opportunisme et sans tordre le message.

Ce qui passe mal, ce qui passe

Ce qui passe mal quand les rédactions trient plus fort : un lancement produit en pleine campagne, une annonce sans enjeu, une prise de parole qui ne parle que de celui qui la porte.

Ce qui passe : les sujets préparés. Des données, une voix légitime, un lien clair avec les questions que le pays se pose.

Préparer avant que la vague arrive

Une période saturée se prépare avant d’arriver.

  • Caler les annonces hors des semaines critiques.
  • Décaler les sorties qui peuvent l’être.
  • Choisir dès maintenant les messages qui méritent d’entrer dans le débat.

Se taire pendant la tempête serait une erreur.
Y arriver sans plan aussi.

Parler avec l’actualité

En période de saturation, pour joindre un journaliste, on hésite entre le téléphone et la pancarte.

Avec Nathalie Merle, nous avons même envisagé de descendre dans la rue avec nos sujets sous le bras.

Plus sérieusement, ces périodes sont un vrai exercice de Relations Presse. C’est peut-être ça, notre métier en ce moment : ne pas essayer de parler plus fort que l’actualité. Mais trouver comment parler avec elle.

Nathalie prend les pancartes. Je prends le mégaphone.

La visibilité qui élève.

Pour comprendre notre démarche, lire Placer un sujet ou le créer : ce que j’appelle les Relations Presse à impact. Pour savoir comment nous travaillons, voir l’accompagnement. Qui sommes-nous : Sophie Artonne et Nathalie Merle. Un sujet à nous soumettre ? Parlons de votre sujet.

Vous portez un sujet qui mérite d'exister dans le débat public ?

Écrivez-nous. Nous vous dirons franchement si nous sommes les bonnes personnes, et si le sujet tient.

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